• Elise Taub head Of Vibes

Etre surdoué... la suite du témoignage!


Il y a quelque temps déjà j'avais écrit un article sur les HP, haut potentiels, zèbres, multi-potentiels, hypers sensibles, personnalités atypiques and so on....

L'article m'avait valu nombre de commentaires et de prises de contact car beaucoup y avait reconnu leur expérience, leurs errances, leurs questionnements et leur isolement aussi... hélas...

D'où ma décision d'intervenir en particulier sur cette population dans ma pratique de coach.

Et d'ou mon envie de continuer cet article, comme un dialogue que j'entame avec vous. C'est pourquoi je le commence aujourd'hui et je vous propose de le co-écrire ensemble : en fonction de vos retours, je modifie, je continue, je développe certains axes... Cela vous va ?


Qu'en est-il quelques années plus tard ? Le sujet est devenu un lieu commun sur les réseaux et dans la presse et sous le prétexte d'une "rupture" de parcours, un vrai fourre-tout pour expliquer des incompréhensions personnelles et mutuelles, un questionnement de vie ou une interaction mal menée et malmenée...


Mais tout le monde n'est pas HP (et ce n'est en rien une critique, un label ou un club élitiste). Le fait d'avoir des interrogations et des difficultés à trouver sa place dans le monde professionnel, le fait d'avoir la bougeotte, de vouloir expérimenter différentes choses et le fait d'avoir du mal à exprimer ses émotions ne sont pas des preuves d'hyper-potentialité ! Et tant mieux !


Je recommande d'ailleurs fortement, si vous voulez être sur, de passer le test WAIS IV (Wechsler Adult Intelligence Scale). Ce test psychométrique permet de mesurer le QI d'un individu > 16 ans en mesurant 4 grandes composantes intellectuelles : compréhension verbale, raisonnement perceptif, memoire de travail, vitesse de traitement. Seul un psychologue spécialisé peut faire passer le test, qui soit dit en passant est un investissement de temps (c'est assez long... comptez un jour ou deux) et assez cher (400 euros minimum). C'est à ce jour le seul test officiel même s'il lui manque une composante indispensable qui serait la mesure du Quotient Emotionnel.


Aujourd'hui, alors que le sujet reste méconnu et décrié par beaucoup de professionnels du monde de la psychiatrie et de la psychologie, on voit fleurir partout des labels auto-proclamés de zebritude faussement assimilée à de l'hyper intelligence !


STOP ! On confond tout, on assimile tout et on labellise trop.. exactement l'inverse du mode de pensée HP qui au contraire à besoin d'élargir, de sortir des cases et de ne pas qualifier à tout va.


J'ai envie de répéter que être HP (au sens WAIS du terme) ce n'est en aucun cas une garantie de réussite et/ ou de bonheur et j'observe avec amusement tout le monde se targuer de l'être d'une manière ou d'une autre.


A défaut de dresser un portrait robot du bon et parfait HP, j'ai envie de vous partager mon expérience et mes observations, elles résonneront peut être...


1 - La pensée en mindmap ? ou en arborescence (à l'inverse d'une pensée linéaire dite plus déductive).

J'ai une pensée foisonnante (je dirais épuisante ! pour les autres qui se plaignent de mes digressions constantes surtout dans le monde pro :-) et pour moi qui suis habituée des nuits blanches et agitées. C'est quoi une pensée en arborescence ? C'est une pensée qui se déploie dans plusieurs directions, en même temps, chaque idée se divisant en sous-idées, par association d'idée. C'est une pensée en réseaux : chaque idée crée un ensemble d'autres idées, qui créent à leur tour d'autres idées ce qui peut par exemple expliquer la difficulté extreme de concentration.

C'est une conséquence de la multitude des connexions neuronales existant dans notre cerveau.

Ma solution : meditation, organisation, discipline, faire une chose à la fois et s'y tenir ! et ca c'est pas gagné :-)


2 - le multitasking, conséquence évidente du point 1

Pour survivre aux12 idées à la minute, l'une des solutions (tres inefficace) consiste à mettre immédiatement en oeuvre des actions rapides (mais sont-elles pertinentes ?) pour résoudre le problème et surtout l'évacuer mentalement. En effet, la surcharge mentale évoquée au point 1 est tellement lourde que tous mes moyens sont bons pour l'alléger d'ou des prises de décision ultra-rapide et une rapidité d'action impressionnante. Souvent pour le meilleur car aidés par une intuition hors du commun mais parfois pour le pire car bâclés...

Ma solution : discipline (s'empecher de même si ca démange) et pour ce faire meditation, ancrage, alignement et organisation.. pour rassurer le cerveau en ébullition que oui, on va s'en occuper, que oui cette pensée va etre traitée mais que on décide de comment et de quand pour faire mieux


3 - l'intuition, suite logique du point 2

12 idées surgissent donc à la minute. Parfois ce sont des intuitions, des fulgurances comme j'aime les appeler, des "callings" qu'il semble essentiel de faire, là, tout de suite, maintenant ! Et là, je dis stop ! Attention ces intuitions, ces idées, ce sont des trésors, des pépites sur lesquelles il faut justement et absolument capitaliser mais tout dépend comment... et pour que ces germes permettent d'accéder à cette fameuse zone de génie et de pleine réalisation il faut justement ne pas le faire "n'importe comment", à la va vite et parfois de manière expéditive...

Cette intuition, c'est ce don hors du commun qui caractérise les plus grandes avancées technologiques, commerciales, scientifiques, politiques et autres ! C'est cette perception physique et mentale, c'est la solution à laquelle vous pensez sans savoir d'où cette idée vient et encore moins de comment parvenir à la réaliser. L'intuition c'est un cadeau qu'il convient cependant d'ouvrir avec précaution....

Ma solution : cultiver ces intuitions en prenant des notes et en favorisant des moments d'écoute (promenades, contact avec la nature, écriture quasi automatique)


4 - la procrastination par peur de l'échec, suite logique du point 3

... j'ai tellement peur de ne pas faire ce à quoi j'ai pensé par crainte d'oublier (trop d'idées tue l'idée) que je préfère faire vite et mal plutot que d'oublier et de ne pas faire. Je me suis longuement interrogé sur ce point et ma conclusion (est-elle à généraliser ? je ne sais pas) est qu'il y a dans cette précipitation une envie de se débarrasser d'un poids certes (et donc de supprimer une pensée et donc de s'alléger la tête) mais il y a aussi un certain auto-sabotage .... si je fais vite, je prends le risque de faire mal et je contrecarre ainsi ce que je ne peux me résoudre à admettre.... à savoir que j'ai du talent... beaucoup de HP ne croient pas être doué et avoir du talent. Ils n'admettent ce

diagnostic que s'il vient confirmer leur hypersensibilité et émotivité et parfois les écueils par lesquels ils sont passés mais rarement admettent-ils que "mais oui c'est bien sur, c'est pour ca que je réussis !". Il y a donc une attitude profondément contradictoire qui consiste à faire vite et parfois mal ou alors à remettre au lendemain pour faire mieux mais sans finalement jamais s'y mettre.Le tout menant au meme résultat : échouer là ou tout prévoyait une réussite ... ring a bell ?

Ma solution : organiser le passage à l'action, programmer de manière détaillée la mise en œuvre , demander à un "pair" (ami, sponsor, collègue... ) de nous relancer


Nous arrivons au terme de ce premier article... les autres points à aborder sont les suivants...


5 - la résilience et l'abnegation

6 - la bonté ou le triangle de karpman

7 - la créativité

8 - la fameuse recherche de sens

9 - la passion et l'ascenseur émotionnel....


Alors, je continue ?

0 commentaire

Posts récents

Voir tout